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Charles Baudelaire (1821-1867)
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Février 2005
éditorial
« L'Art est long et le temps est court »… Ainsi, nous vous proposons – enfin ! – une mise à jour du site. C’est surtout la rubrique Articles qui s’enrichit de trois nouvelles contributions.
Soumaya Chaâbane s’interroge sur la poéticité des Petits poèmes en prose, dévoilant le paradoxe de l’œuvre : « c’est en se dénuant de la poésie que le recueil devient poétique ». Dans ce recueil, Baudelaire contredit la magie de ses premiers vers, qui nous avait tellement enchantés dans Les Fleurs du Mal. Mais ce nouveau langage, non sublime mais pourtant si suggestif, s’accorde davantage avec les états d’âme du poète, pessimiste et désavoué.
Peut-être était-ce aussi pour se convaincre de ne plus rêver. Baudelaire : le lointain tout près d’ici, un article écrit par François Leturcq, nous rappelle que le poète a cependant su garder une bribe d’espoir, puisque lors de son voyage de jeunesse il a pu toucher du doigt la promesse d’un lointain : « cette sorte de mirage, cette voix inexistante de sirène et pourtant si tenace, si irrésistible ».
La prose continuera néanmoins de nous enchanter, grâce au récit audacieux d’un jeune auteur de 16 ans, Alexandre de Selys. Ma métamorphose est une fiction détournant l’œuvre de Kafka. Se réveiller un matin dans le corps de Charles Baudelaire…
Preuve est faite par la diversité des textes publiés ce mois-ci, le site reste ouvert aux contributions de ses visiteurs, et ne saurait vivre sans elles !
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