Litteratura.com
Recherche    
Charles Baudelaire
Sa vieCorrespondanceBiographiePersonnages
Son œuvre Critiques Essai Journal Nouvelles Prose Vers
RegardsArticlesAxes d'étudesContemporains
oeuvre
Essai  -  À voir aussi : Critiques Journal Nouvelles Prose Vers 

De l'essence du rire

Recherche infructueuse de la planète Leverrier, Honoré Daumier

Baudelaire analysant le rire ? A première vue, le choix du sujet peut sembler incongru de la part d'un suicidaire multirécidiviste. Mais à y regarder de plus près, on retrouve ici toutes les composantes de l'univers baudelairien. A commencer par la principale proposition de l'essai : la dualité et l'opposition entre le « comique absolu » et le « comique significatif ». L'un se veut innocent, l'autre agressif, l'un est expression d'un sentiment de supériorité de l'homme sur l'homme, l'autre du sentiment de supériorité de l'homme sur la Nature. Mais dans tous les cas, le rire reste « satanique », il est l'expression de notre ignorance et notre faiblesse. Et l'on retrouve encore ici le thème cher à Baudelaire de la double postulation de l'homme, tiraillé entre désir d'ascension et plaisir de la chute, c'est la nature contradictoire de nos aspirations, le « choc perpétuel » de « deux infinis » qui serait à la source du rire.
Voila un texte peu connu et significatif, qui porte la marque du critique d'art, et déjà le style du génie.

Pages liées



 
retour au choix de l'oeuvre 
<< Voir les Pages liées à ce texte 
Télécharger cette oeuvre

Sommaire de l'oeuvre
 
Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. -- On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant. -- Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. -- Le rire est satanique, il est donc profondément humain. -- C'est le diable qui tient les fils qui nous remuent ! Aux objets répugnants nous trouvons des appas ; -- Donnez moi la force et le courage de contempler mon cœur et mon corps sans dégoût. -- Le monde, monotone et petit, aujourd’hui, Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image : Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui. -- Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi ! -- En rouvrant mes yeux pleins de flamme J'ai vu l'horreur de mon taudis, Et senti, rentrant dans mon âme, La pointe des soucis maudits ; -- Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire. -- Profondeur immense de la pensée dans les locutions vulgaires, tous creusés par des générations de fourmis.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde ?dition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis ? nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du g?nie
Conseils aux jeunes litt?rateurs
Les Drames et les romans honn?tes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fus?es
Le mus?e classique du bazar Bonne-Nouvelle
Exposition universelle
Les Mis?rables par Victor Hugo
Richard Wagner et Tannh?user ? Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'?cole pa?enne
Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris
 
 
"Dieu serait injuste si nous n'étions pas coupables."