Litteratura.com
Recherche    
Charles Baudelaire
Sa vieCorrespondanceBiographiePersonnages
Son œuvre Critiques Essai Journal Nouvelles Prose Vers
RegardsArticlesAxes d'étudesContemporains
oeuvre
Prose  -  À voir aussi : Critiques Essai Journal Nouvelles Vers 

Le Spleen de Paris

Repris en 1864 sous le titre Petits poèmes en prose

retour à l'accueil de l'oeuvre
retour au choix de l'oeuvre

L’étranger

<< Voir les Pages liées à ce texte 
 Définition  | Taille du texte  1  2  3  |  < Précédent  Suivant >  |   Télécharger cette oeuvre

   "Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère?
   - Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
   - Tes amis?
   - Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
   - Ta patrie?
   - J'ignore sous quelle latitude elle est située.
   - La beauté?
   - Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
   - L'or?
   - Je le hais comme vous haïssez Dieu.
   - Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
   - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!"


Pages liées




Il y a dans l'acte de l'amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale. -- Ta tête, ton gest, ton air Sont beaux comme un beau paysage ; Le rire joue en ton visage Comme un vent frais dans un ciel clair. -- Je suis la plaie et le couteau ! Je suis le soufflet et la joue ! Je suis les membres et la roue, Et la victime et le bourreau ! -- Il y a, dans tout homme, à toute heure, deux postulations simultanées, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan. L'invocation à Dieu, ou spiritualité, est un désir de monter en grade; celle de Satan, ou animalité, est une joie de descendre. -- J'implorais d'elle un rendez-vous, Le soir, sur une route obscure. Elle y vint ! - folle créature ! Nous sommes tous plus ou moins fous ! -- Par l'âpreté, la finesse et la certitude de son dessin, M. Méryon rappelle ce qu'il y a de meilleur dans les anciens aquafortistes. -- Qu'est-ce que l'amour ? Adorer, c'est se sacrifier et se prostituer. -- On ne doit jamais juger les gens d'après leur fréquentation, Judas, par exemple, avait des amis irréprochables. -- Je suis la plaie et le couteau ! Je suis le soufflet et la joue ! Je suis les membres et la roue, Et la victime et le bourreau ! -- Plus encore que la vie -- La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde ?dition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis ? nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du g?nie
Conseils aux jeunes litt?rateurs
Les Drames et les romans honn?tes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fus?es
Le mus?e classique du bazar Bonne-Nouvelle
Exposition universelle
Les Mis?rables par Victor Hugo
Richard Wagner et Tannh?user ? Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'?cole pa?enne
Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris
 
 
"La musique creuse le ciel."