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Le Spleen de Paris

Repris en 1864 sous le titre Petits poèmes en prose

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L’étranger

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   "Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère?
   - Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
   - Tes amis?
   - Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
   - Ta patrie?
   - J'ignore sous quelle latitude elle est située.
   - La beauté?
   - Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
   - L'or?
   - Je le hais comme vous haïssez Dieu.
   - Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
   - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!"


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- toute femme étant un morceau de la femme essentielle -- Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. -- Le rire est satanique, il est donc profondément humain. -- Profondeur immense de la pensée dans les locutions vulgaires, tous creusés par des générations de fourmis. -- Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire. -- J'ai pétri de la boue et j'en ai fait de l'or. -- Homme libre, toujours tu chériras la mer ! -- Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art. -- Plus encore que la vie -- Liberté et fatalité sont deux contraires ; vues de près et de loin, c'est une seule volonté. -- Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance !Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde ?dition (1861)
Le Spleen de Paris
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Comment on paie ses dettes quand on a du g?nie
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Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris
 
 
"On ne doit jamais juger les gens d'après leur fréquentation, Judas, par exemple, avait des amis irréprochables."