Litteratura.com
Recherche    
Charles Baudelaire
Sa vieCorrespondanceBiographiePersonnages
Son œuvre Critiques Essai Journal Nouvelles Prose Vers
RegardsArticlesAxes d'étudesContemporains
oeuvre
Prose  -  À voir aussi : Critiques Essai Journal Nouvelles Vers 

Les Fleurs du mal

Seconde édition

retour à l'accueil de l'oeuvre
retour au choix de l'oeuvre

XLV. Confession

<< Voir les Pages liées à ce texte 
 Définition  | Taille du texte  1  2  3  |  < Précédent  Suivant >  |   Télécharger cette oeuvre

    Une fois, une seule, aimable et douce femme,
    À mon bras votre bras poli
    S'appuya (sur le fond ténébreux de mon âme
    Ce souvenir n'est point pâli) ;
   
    Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve
    La pleine lune s'étalait,
    Et la solennité de la nuit, comme un fleuve,
    Sur Paris dormant ruisselait.
   
    Et le long des maisons, sous les portes cochères,
    Des chats passaient furtivement,
    L'oreille au guet, ou bien, comme des ombres chères,
    Nous accompagnaient lentement.
   
    Tout à coup, au milieu de l'intimité libre
    Éclose à la pâle clarté,
    De vous, riche et sonore instrument où ne vibre
    Que la radieuse gaieté,
   
    De vous, claire et joyeuse ainsi qu'une fanfare
    Dans le matin étincelant,
    Une note plaintive, une note bizarre
    S'échappa, tout en chancelant,
   
    Comme une enfant chétive, horrible, sombre, immonde,
    Dont sa famille rougirait,
    Et qu'elle aurait longtemps, pour la cacher au monde,
    Dans un caveau mise au secret.
   
    Pauvre ange, elle chantait, votre note criarde :
    " Que rien ici-bas n'est certain,
    Et que toujours, avec quelque soin qu'il se farde,
    Se trahit l'égoïsme humain ;
   
    Que c'est un dur métier que d'être belle femme,
    Et que c'est le travail banal
    De la danseuse folle et froide qui se pâme
    Dans un sourire machinal ;
   
    Que bâtir sur les cœurs est une chose sotte ;
    Que tout craque, amour et beauté,
    Jusqu'à ce que l'Oubli les jette dans sa hotte
    Pour les rendre à l'Éternité ! "
   
    J'ai souvent évoqué cette lune enchantée,
    Ce silence et cette langueur,
    Et cette confidence horrible chuchotée
    Au confessionnal du cœur.


Pages liées




C'est le diable qui tient les fils qui nous remuent ! Aux objets répugnants nous trouvons des appas ; -- L'art qui satisfait le besoin le plus impérieux sera toujours le plus honoré. -- Qu'est-ce que l'amour ? Adorer, c'est se sacrifier et se prostituer. -- Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi ! -- Ne cherchez plus mon coeur, les bêtes l'ont mangé -- La musique creuse le ciel. -- La diane chantait dans les cours des casernes, Et le vent du matin soufflait sur les lanternes. -- Je suis la plaie et le couteau ! Je suis le soufflet et la joue ! Je suis les membres et la roue, Et la victime et le bourreau ! -- La diane chantait dans les cours des casernes, Et le vent du matin soufflait sur les lanternes. -- Il n'existe que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer. -- En rouvrant mes yeux pleins de flamme J'ai vu l'horreur de mon taudis, Et senti, rentrant dans mon âme, La pointe des soucis maudits ;Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde ?dition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis ? nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du g?nie
Conseils aux jeunes litt?rateurs
Les Drames et les romans honn?tes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fus?es
Le mus?e classique du bazar Bonne-Nouvelle
Exposition universelle
Les Mis?rables par Victor Hugo
Richard Wagner et Tannh?user ? Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'?cole pa?enne
Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris
 
 
"Toute littérature dérive du péché."