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Les Fleurs du mal

Seconde édition

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CIX. La Destruction

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    Sans cesse à mes côtés s'agite le Démon ;
    Il nage autour de moi comme un air impalpable ;
    Je l'avale et le sens qui brûle mon poumon
    Et l'emplit d'un désir éternel et coupable.
   
    Parfois il prend, sachant mon grand amour de l'Art,
    La forme de la plus séduisante des femmes,
    Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
    Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.
   
    Il me conduit ainsi, loin du regard de Dieu,
    Haletant et brisé de fatigue, au milieu
    Des plaines de l'Ennui, profondes et désertes,
   
    Et jette dans mes yeux pleins de confusion
    Des vêtements souillés, des blessures ouvertes,
    Et l'appareil sanglant de la Destruction !


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Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi ! -- L'orgie n'est plus la soeur de l'inspiration : nous avons cassé cette parenté adultère. -- Bien qu'on ait du coeur à l'ouvrage, l'Art est long et le temps est court. -- Avis aux non-communistes : tout est commun, même Dieu. -- Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art. -- Que la beauté du corps est un sublime don Qui de toute infamie arrache le pardon. -- Que la beauté du corps est un sublime don Qui de toute infamie arrache le pardon. -- De ce ciel bizarre et livide, Tourmenté comme ton destin, Quels pensers dans ton âme vide Descendent ? Réponds, libertin. -- En rouvrant mes yeux pleins de flamme J'ai vu l'horreur de mon taudis, Et senti, rentrant dans mon âme, La pointe des soucis maudits ; -- Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. -- La poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
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Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris
 
 
"Tout enfant, j'ai senti dans mon coeur deux sentiments contradictoires, l'horreur de la vie et l'extase de la vie."