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Les Fleurs du mal

Seconde édition

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CIX. La Destruction

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    Sans cesse à mes côtés s'agite le Démon ;
    Il nage autour de moi comme un air impalpable ;
    Je l'avale et le sens qui brûle mon poumon
    Et l'emplit d'un désir éternel et coupable.
   
    Parfois il prend, sachant mon grand amour de l'Art,
    La forme de la plus séduisante des femmes,
    Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
    Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.
   
    Il me conduit ainsi, loin du regard de Dieu,
    Haletant et brisé de fatigue, au milieu
    Des plaines de l'Ennui, profondes et désertes,
   
    Et jette dans mes yeux pleins de confusion
    Des vêtements souillés, des blessures ouvertes,
    Et l'appareil sanglant de la Destruction !


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Plus encore que la vie -- La femme est naturelle, c'est-à-dire abominable. -- - Je ne suis donc pas partisan de la rature ; elle trouble le miroir de la pensée. -- De ce ciel bizarre et livide, Tourmenté comme ton destin, Quels pensers dans ton âme vide Descendent ? Réponds, libertin. -- Congédier la passion et la raison, c'est tuer la littérature. -- Qu'est-ce que Dieu fait donc de ce flot d'anathèmes Qui monte tous les jours vers ses chers Séraphins ? -- - Je ne suis donc pas partisan de la rature ; elle trouble le miroir de la pensée. -- Toute littérature dérive du péché. -- De ce ciel bizarre et livide, Tourmenté comme ton destin, Quels pensers dans ton âme vide Descendent ? Réponds, libertin. -- Homme libre, toujours tu chériras la mer ! -- Homme libre, toujours tu chériras la mer !Le Salon de 1845
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"On ne doit jamais juger les gens d'après leur fréquentation, Judas, par exemple, avait des amis irréprochables."