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Les Fleurs du mal

Seconde édition

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IV. Correspondances

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    La nature est un temple où de vivants piliers
    Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
    L'homme y passe à travers des forêts de symboles
    Qui l'observent avec des regards familiers.
   
    Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
   
    Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
    Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
    - Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
   
    Ayant l'expansion des choses infinies,
    Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens
    Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.
   


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Tout enfant, j'ai senti dans mon coeur deux sentiments contradictoires, l'horreur de la vie et l'extase de la vie. -- J'aime passionnément le mystère, parce que j'ai toujours l'espoir de le débrouiller. -- Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. -- Donnez moi la force et le courage de contempler mon cœur et mon corps sans dégoût. -- L'orgie n'est plus la soeur de l'inspiration : nous avons cassé cette parenté adultère. -- J'aime passionnément le mystère, parce que j'ai toujours l'espoir de le débrouiller. -- C'est le diable qui tient les fils qui nous remuent ! Aux objets répugnants nous trouvons des appas ; -- - toute femme étant un morceau de la femme essentielle -- En rouvrant mes yeux pleins de flamme J'ai vu l'horreur de mon taudis, Et senti, rentrant dans mon âme, La pointe des soucis maudits ; -- L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu. -- Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi !Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde ?dition (1861)
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"La femme est naturelle, c'est-à-dire abominable."