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Les Fleurs du mal

Seconde édition

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VIII. La Muse vénale

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    Ô muse de mon cœur, amante des palais,
    Auras-tu quand janvier lâchera ses Borées,
    Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées,
    Un tison pour chauffer tes deux pieds violets ?
   
    Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées
    Aux nocturnes rayons qui percent les volets ?
    Sentant ta bourse à sec autant que ton palais,
    Récolteras-tu l'or des voûtes azurées ?
   
    Il te faut, pour gagner ton pain de chaque soir,
    Comme un enfant de choeur, jouer de l'encensoir,
    Chanter des Te Deum auxquels tu ne crois guère,
   
    Ou, saltimbanque à jeun, étaler tes appas
    Et ton rire trempé de pleurs qu'on ne voit pas,
    Pour faire épanouir la rate du vulgaire.


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Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. -- Toute littérature dérive du péché. -- Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. -- La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté. -- Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. -- Par l'âpreté, la finesse et la certitude de son dessin, M. Méryon rappelle ce qu'il y a de meilleur dans les anciens aquafortistes. -- L’imagination universelle renferme l’intelligence de tous les moyens et le désir de les acquérir. -- Etre un homme utile m'a toujours paru quelque chose de bien hideux. -- Homme libre, toujours tu chériras la mer ! -- - toute femme étant un morceau de la femme essentielle -- Faut-il qu'un homme soit tombé bas pour se croire heureux.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
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Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris
 
 
"- toute femme étant un morceau de la femme essentielle"