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Les Fleurs du mal

Première édition

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XLIII HARMONIE DU SOIR

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    Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
    Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir,
    — Valse mélancolique et langoureux vertige ! —
   
   
    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
    Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
    — Valse mélancolique et langoureux vertige ! —
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
   
   
   
    Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
    Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
    — Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
   
   
    Un cœur tendre qui hait le néant vaste et noir
    Du passé lumineux recueille tout vestige ;
    — Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige ;
    Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
   
   
   
   


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Il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'Infini. -- Liberté et fatalité sont deux contraires ; vues de près et de loin, c'est une seule volonté. -- Etre un homme utile m'a toujours paru quelque chose de bien hideux. -- Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde. -- Bien qu'on ait du coeur à l'ouvrage, l'Art est long et le temps est court. -- Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. -- La diane chantait dans les cours des casernes, Et le vent du matin soufflait sur les lanternes. -- L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu. -- Ne pouvant pas supprimer l'amour, l'Eglise a voulu au moins le désinfecter, et elle a fait le mariage. -- On ne doit jamais juger les gens d'après leur fréquentation, Judas, par exemple, avait des amis irréprochables. -- Par l'âpreté, la finesse et la certitude de son dessin, M. Méryon rappelle ce qu'il y a de meilleur dans les anciens aquafortistes.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
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La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
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Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris
 
 
"Aimer une femme intelligente est un plaisir de pédéraste."