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Les Fleurs du mal

Seconde édition

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LXXI. Une Gravure fantastique

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    Ce spectre singulier n'a pour toute toilette,
    Grotesquement campé sur son front de squelette,
    Qu'un diadème affreux sentant le carnaval.
    Sans éperons, sans fouet, il essouffle un cheval,
    Fantôme comme lui, rosse apocalyptique,
    Qui bave des naseaux comme un épileptique.
    Au travers de l'espace ils s'enfoncent tous deux,
    Et foulent l'infini d'un sabot hasardeux.
    Le cavalier promène un sabre qui flamboie
    Sur les foules sans nom que sa monture broie,
    Et parcourt, comme un prince inspectant sa maison,
    Le cimetière immense et froid, sans horizon,
    Où gisent, aux lueurs d'un soleil blanc et terne,
    Les peuples de l'histoire ancienne et moderne.


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Il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'Infini. -- On ne doit jamais juger les gens d'après leur fréquentation, Judas, par exemple, avait des amis irréprochables. -- La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté. -- Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. -- Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art. -- Le monde, monotone et petit, aujourd’hui, Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image : Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui. -- Il n'existe que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer. -- Le rire est satanique, il est donc profondément humain. -- Il y a autant de beautés qu'il y a de manières habituelles de chercher le bonheur. -- On ne doit jamais juger les gens d'après leur fréquentation, Judas, par exemple, avait des amis irréprochables. -- La poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, première édition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde édition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis à nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du génie
Conseils aux jeunes littérateurs
Les Drames et les romans honnêtes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fusées
Le musée classique du bazar Bonne-Nouvelle
Exposition universelle
Les Misérables par Victor Hugo
Richard Wagner et Tannhäuser à Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'école païenne
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"Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit." 
 
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