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Arsène Housset est né à Bruyères, dans l’Aisne. D’une famille du milieu agraire, il marqua son époque par sa production littéraire abondante et variée. Il s’enfuit de chez ses parents à dix-sept ans pour vivre une vie de bohème à Paris, fréquente l’impasse du Doyenné. C’est là qu’il se lie d’amitié avec Gautier et Nerval, entre autres. A l’âge de 28 ans (1843) il devient le directeur de L’Artiste. Il mettra un point d’honneur à accueillir de jeunes talents dans les journaux dont il a la direction.
C’est sous sa direction que Baudelaire fera ses débuts dans la littérature journalistique. Sous son égide débuteront aussi : Banville, Murger, Monselet, Champfleury et d’autres.
Houssaye par une démarche particulière fera en sorte de favoriser une certaine réflexion critique sur l’art de son époque.
On se rappelle surtout de la dédicace du Spleen de Paris, dont Houssaye est le destinataire. Toutefois on occulte généralement la brouille qui a eu lieu entre les deux hommes.
Houssaye en éditeur pointilleux retardera de deux ans l’impression du premier manuscrit du Spleen de Paris. En 1862 c’est la rupture de contrat. Houssaye reproche à Baudelaire de lui fournir des textes déjà publiés dans les journaux sous forme de feuilleton. De fait nous pensons que Houssaye avait peur de choquer par la teneur de certains textes.
En 1849 il est à la tête de la Comédie-Française, il en démissionne en 1856 et est nommé inspecteur des musées de province.
Parmi les journaux auxquels il a collaboré où dont il a assumé la charge de directeur, nous retiendront surtout : L’Artiste, La Presse, La Revue des Deux Mondes, La Revue de Paris, La Gazette de Paris, La Revue de Paris et de Saint-Pétersbourg.
Son œuvre est empreinte d’un romantisme qui a pour souci d’abattre les clivages et un sens critique aigu.
Le Spleen de Paris
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