
Honoré de Balzac, David d'Angers
Paru pour la première fois dans le Corsaire Satan le 24 novembre 1845 et sous le couvert de l’anonymat, cette anecdote nous relate comment un Balzac parvient à payer ses dettes quand il a du génie ! Il serait difficile de classer ce texte parmi les chefs-d’œuvre de la littérature francophone. Néanmoins il est fort distrayant de suivre Baudelaire sur les chemins de la polémique, car il faut bien dire qu’il y excelle particulièrement. Le lecteur est d’emblée prévenu de la teneur caustique du récit : « L'anecdote suivante m'a été contée avec prières de n'en parler à personne : c'est pour cela que je veux la raconter à tout le monde ».
Charles Baudelaire était un homme intelligent, il savait que Balzac était un homme fort. C’est peut-être pour cela que le 23 août 1846 reparaît le même texte dans l’Écho signé Baudelaire-Dufays, complété d’un passage final où Baudelaire se défendait d’attaquer Balzac, mais seulement de mettre en lumière son génie à parvenir à faire la part des choses entre les problèmes de littérature et ceux de l’argent. C’est cette édition que nous vous présentons ici.
Baudelaire reste fidèle à ces préceptes. N’oublions pas ses Conseils aux jeunes littérateurs : « Si vous êtes fort, c'est vous perdre que de vous attaquer à un homme fort ».
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