
Autoportrait, Eugène Delacroix (1837)
Le 13 août 1863, le peintre et ami que Baudelaire admirait tant s’éteignait ; ainsi, comme en témoigne son discours quelques mois plus tard à Bruxelles, Baudelaire est très affecté par cette disparition : « Je ne le verrai plus jamais, jamais, jamais, celui que j’ai tant aimé, celui qui a daigné m’aimer et qui m’a tant appris ».
En hommage à celui qu’il considérait comme « le plus suggestif de tous les peintres », Baudelaire publie ce texte en trois parties, dans L’Opinion Nationale (2 septembre, 14 novembre et 22 novembre 1863). C’est donc plus de deux mois qui séparent la publication de la première et de la deuxième partie, comme si la direction du journal préjugeait du peu d’intérêt du public pour un telle critique.
Notes de Litteratura :
Publié dans L’Opinion nationale en trois parties (2 septembre, 14 novembre et 22 novembre 1863) – puis repris dans L’Art Romantique.
Titre de l’époque : Au rédacteur. A propos d’Eugène Delacroix. Ce rédacteur est Adolphe Guéroult qui, après avoir collaboré à plusieurs journaux (dont La Presse) fonde L’Opinion nationale en septembre 1859.
Cet article fait suite à la mort de Delacroix le 13 août 1863. Baudelaire assista aux obsèques.
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