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Les Fleurs du mal

Première édition

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XII LA VIE ANTÉRIEURE

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    J'ai long-temps habité sous de vastes portiques
    Que les soleils marins teignaient de mille feux,
    Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
    Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.
   
   
    Les houles, en roulant les images des cieux,
    Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
    Les tout puissants accords de leur riche musique
    Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.
   
   
   
    C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
    Au milieu de l'azur, des flots et des splendeurs,
    Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,
   
   
    Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
    Et dont l'unique soin était d'approfondir
    Le secret douloureux qui me faisait languir.
   
   
   
   


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La poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même. -- Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire. -- J'ai toujours été étonné qu'on laissât les femmes entrer dans les églises. -- Plus encore que la vie -- Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière. -- On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant. -- L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu. -- Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde. -- Plus encore que la vie -- Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance ! -- La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, première édition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde édition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis à nu
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Comment on paie ses dettes quand on a du génie
Conseils aux jeunes littérateurs
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"Homme libre, toujours tu chériras la mer !" 
 
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