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Jeanne Duval

On sait peu de choses sur cette femme, une mulâtresse qui hantera la vie et l’œuvre de Baudelaire des années durant. « C’était une fille de couleur, d’une très haute taille, qui portait bien sa brune tête ingénue et superbe, couronnée d’une chevelure violemment crespelée, et dont la démarche de reine, pleine d’une grâce farouche, avait quelque chose à la fois de divin et de bestial. » C’est en ces termes que Théodore de Banville évoque la belle Jeanne dans ses Souvenirs.
   Baudelaire fait sa connaissance en 1842, à son retour de voyage: sans doute lui rappelait-elle "l'idéal de la beauté noire". Elle habitait au 6,rue de la Femme-sans-tête, près de l'hôtel Pimodan, et était alors comédienne dans un petit théâtre. Ce fut le début d'une liaison tempétueuse de presque toute une vie, qui inspirera de nombreux poèmes. Elle est la « maîtresse des maîtresses » dans le poème Le Balcon, et c’est sans doute ses charmes qui inspirèrent les vers de Parfum Exotique, La Chevelure, Le Serpent qui Danse, Je t’adore à l’égal de la voûte nocturne, Sed Non Satiata, série de poèmes des Fleurs du Mal souvent citée comme le cycle de la « Vénus Noire ».
   Vampirisé, diabolisé, à la fois ange et démon, Jeanne Duval incarne la femme sensuelle, tentatrice, dangereuse, tribade, infidèle, troublant l’âme du poète épris d’une passion charnelle, qui prend la forme d’une dépendance forte.



Pages liées

TEXTE : XXII. Parfum exotique , in Les Fleurs du mal
TEXTE : XXIII. La Chevelure , in Les Fleurs du mal
TEXTE : XXIV. , in Les Fleurs du mal
TEXTE : XXVI. Sed non satiata , in Les Fleurs du mal
TEXTE : XXVIII. Le Serpent qui danse , in Les Fleurs du mal
TEXTE : XXXVI. Le Balcon , in Les Fleurs du mal


Toute phrase doit être en soi un monument bien coordonné, l'ensemble de tous ces monuments formant la ville qui est le Livre. -- L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu. -- Faut-il qu'un homme soit tombé bas pour se croire heureux. -- Plus encore que la vie -- Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière. -- La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté. -- Le rire est satanique, il est donc profondément humain. -- Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi ! -- Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art. -- La faculté de rêverie est une faculté divine et mystérieuse ; car c'est par le rêve que l'homme communique avec le monde ténébreux dont il est environné. -- On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, première édition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde édition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis à nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du génie
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Du Vin et du Haschisch
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Le musée classique du bazar Bonne-Nouvelle
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Richard Wagner et Tannhäuser à Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'école païenne
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"Qu'est-ce que l'amour ? Adorer, c'est se sacrifier et se prostituer." 
 
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