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Le Spleen de Paris

Charles Baudelaire, par Nadar (1856)

Un recueil de textes en prose auquel Baudelaire consacra les dernières années de sa vie : c'est Le Spleen de Paris, qui ne sera publié intégralement que deux ans après sa mort. L'un des grands poètes du XIXème siècle- si ce n'est le plus grand - Baudelaire n'a jamais cessé d'écrire en prose. Ses premières publications furent celle d'un critique d'art (les Salons de 1845 et 1846) et d'un romancier (La Fanfarlo). Il conclut ses activités prosaïques par Le Spleen de Paris. Le sous-titre de l'oeuvre, Petits Poèmes en Prose, amorce l'explication de cette confrontation entre prose et poésie dans l'œuvre de Baudelaire. Poète avant tout, il s'est toujours attelé à un décloisonnement des genres littéraires. « Sois toujours poète, même en prose... » Même si Le Spleen de Paris s'éloigne de l'exercice poétique par sa forme, il n'en reste pas moins de la poésie, attaché au langage métaphorique et imagé. Ce mélange des genres ne s'arrête pas là puisqu'on retrouve dans ce recueil des textes se rapprochant davantage d'une critique, d'un essai ou d'une nouvelle. En regroupant ces textes, Baudelaire ne crée pas un genre, mais s'adonne simplement à évaluer l'ensemble des potentialités de l'écriture.

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Sommaire de l'oeuvre
 
La faculté de rêverie est une faculté divine et mystérieuse ; car c'est par le rêve que l'homme communique avec le monde ténébreux dont il est environné. -- Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais. -- La femme est naturelle, c'est-à-dire abominable. -- L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu. -- Le cri du sentiment est toujours absurde ; mais il est sublime, parce qu'il est absurde. -- La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu'il n'existe pas. -- Profondeur immense de la pensée dans les locutions vulgaires, tous creusés par des générations de fourmis. -- L'orgie n'est plus la soeur de l'inspiration : nous avons cassé cette parenté adultère. -- Congédier la passion et la raison, c'est tuer la littérature. -- Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. -- Le monde, monotone et petit, aujourd’hui, Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image : Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, premi?re ?dition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde ?dition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis ? nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du g?nie
Conseils aux jeunes litt?rateurs
Les Drames et les romans honn?tes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fus?es
Le mus?e classique du bazar Bonne-Nouvelle
Exposition universelle
Les Mis?rables par Victor Hugo
Richard Wagner et Tannh?user ? Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'?cole pa?enne
Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris
 
 
"Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi !"