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Les Fleurs du mal

Seconde édition

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XCIII. À une Passante

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La rue assourdissante autour de moi hurlait.
    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
    Une femme passa, d'une main fastueuse
    Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
   
    Agile et noble, avec sa jambe de statue.
    Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
    Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan,
    La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
   
    Un éclair... Puis la nuit ! - Fugitive beauté
    Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
    Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
   
    Ailleurs, bien loin d'ici ! Trop tard ! Jamais peut-être !
    Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
    Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
   


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Donnez moi la force et le courage de contempler mon cœur et mon corps sans dégoût. -- Pourquoi les démocrates n'aiment pas les chats, il est facile de le deviner. Le chat est beau; il révèle des idées de luxe, de propreté, de volupté, etc. -- Le rire est satanique, il est donc profondément humain. -- J'ai pétri de la boue et j'en ai fait de l'or. -- J'ai pétri de la boue et j'en ai fait de l'or. -- J'ai pétri de la boue et j'en ai fait de l'or. -- Toute littérature dérive du péché. -- Qu'est-ce que l'amour ? Adorer, c'est se sacrifier et se prostituer. -- On ne peut oublier le temps qu'en s'en servant. -- Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère. -- Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, première édition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde édition (1861)
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"Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie, jamais." 
 
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