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Les Fleurs du mal

Seconde édition

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XLI. Tout entière

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    Le Démon, dans ma chambre haute,
    Ce matin est venu me voir,
    Et, tâchant à me prendre en faute,
    Me dit : " Je voudrais bien savoir,
   
    Parmi toutes les belles choses
    Dont est fait son enchantement,
    Parmi les objets noirs ou roses
    Qui composent son corps charmant,
   
    Quel est le plus doux. " - Ô mon âme !
    Tu répondis à l'Abhorré :
    " Puisqu'en Elle tout est dictame,
    Rien ne peut être préféré.
   
    Lorsque tout me ravit, j'ignore
    Si quelque chose me séduit.
    Elle éblouit comme l'Aurore
    Et console comme la Nuit ;
   
    Et l'harmonie est trop exquise,
    Qui gouverne tout son beau corps,
    Pour que l'impuissante analyse
    En note les nombreux accords.
   
    Ô métamorphose mystique
    De tous mes sens fondus en un !
    Son haleine fait la musique,
    Comme sa voix fait le parfum ! "


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Ne cherchez plus mon coeur, les bêtes l'ont mangé -- Il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'Infini. -- Faut-il qu'un homme soit tombé bas pour se croire heureux. -- J'ai toujours été étonné qu'on laissât les femmes entrer dans les églises. -- Manier savamment une langue, c'est pratiquer une espèce de sorcellerie évocatoire. -- Ne pouvant pas supprimer l'amour, l'Eglise a voulu au moins le désinfecter, et elle a fait le mariage. -- Il n'existe que trois êtres respectables : le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer. -- Aimer une femme intelligente est un plaisir de pédéraste. -- La faculté de rêverie est une faculté divine et mystérieuse ; car c'est par le rêve que l'homme communique avec le monde ténébreux dont il est environné. -- Ne pouvant pas supprimer l'amour, l'Eglise a voulu au moins le désinfecter, et elle a fait le mariage. -- Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art.Le Salon de 1845
Le Salon de 1846
Le Salon de 1859
La Fanfarlo
Les Fleurs du mal, première édition (1857)
Les Fleurs du mal, seconde édition (1861)
Le Spleen de Paris
Mon coeur mis à nu
Les Paradis artificiels
Comment on paie ses dettes quand on a du génie
Conseils aux jeunes littérateurs
Les Drames et les romans honnêtes
Peintres et aquafortistes
Morale du joujou
Madame Bovary par Gustave Flaubert
Du Vin et du Haschisch
Fusées
Le musée classique du bazar Bonne-Nouvelle
Exposition universelle
Les Misérables par Victor Hugo
Richard Wagner et Tannhäuser à Paris
Le peintre de la vie moderne
Choix de maximes consolantes sur l'amour
L'école païenne
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"La poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même." 
 
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